mercredi 5 septembre 2012

La pratique de l’aïkido à Villeneuve-de-la-Raho



Qu’est ce qu’est l’aïkido ?

L’aïkido est un art martial traditionnel, dans ce sens il n’y a pas de compétition, car qui dit compétition dit règles, or heureusement pour l’art, mais malheureusement pour la guerre, tous les coups sont permis…
En ce sens, l’aïkido comme tous les arts martiaux est violent ; mais non brutal. La distinction entre ses deux notions est l’état d’esprit qui en découle.
Les frappes, les attaques, à l’aïkido, qu’elles soient ou non conventionnelles, ne sont pas faites, dans la situation d’entraînement pour faire mal à l’autre, à l’adversaire, mais bien pour lui montrer une faille éventuelle et surtout l’encourager à trouver une réponse adaptée. En ce sens la pratique de l’aïkido n’est pas brutale, car il n’y a pas l’intention de blesser ou de détruire l’adversaire.

L’enseignement de l’aïkido passe par le choix pédagogique de l’utilisation de frappes conventionnelles, issues de la pratique du sabre et par des saisies, qui sont un condensé d’une direction et d’une intention, suivies d’une contrainte, par la saisie proprement dite.

L’intérêt de la saisie par rapport à un coup porté est outre sa plus grande richesse, sa plus grande réalité aussi paradoxal que cela puisse paraître.
En effet, un coup lors d’un entraînement ne peut pas être donné avec toute l’intensité destructrice nécessaire à sa perfection, toute l’allonge utile, l’intention de porter atteinte à l’intégrité physique d’autrui, si ce n’est alors en basculant dans la brutalité. Travailler uniquement sur des atemis serait donc travailler sur une base fausse, devenir « fort » sur une fausse attaque, puisque dénaturée.

Le ukemi, la réception de la chute, permet à l’adversaire d’expérimenter la réaction de l’autre sans se blesser, permettant ainsi de s’entraîner avec intensité et puissance sans risque excessif pour l’intégrité physique de son partenaire.
L’aïkido est un art martial complet, utilisant le sabre, le bâton long et le couteau, mais également l’entraînement contre un ou plusieurs adversaires pour développer la mobilité, l’appréciation de la distance et du temps, le travail pédagogique à genoux pour développer la capacité de mobilité et de sollicitation des hanches des protagonistes.

Comme dans tout art martial traditionnel japonais il n’y a pas de distinction de niveau par couleur. On débute ceinture blanche (grades kyu) puis à force de travail et d’investissement on peut devenir ceinture noire (grades dan).

Le port du hakama (la jupe pantalon) est un héritage de l’habillage traditionnel des samouraïs. Le hakama a historiquement un rôle de protection des autres vêtements, de l’intérieur du genoux des cavaliers et un rôle de camouflage de la position des pieds et des hanches, qui était primordial lors des combats, notamment au sabre.

L’aïkido, comme tout les arts martiaux a été développé sur une base défensive, mais la meilleure défense peut s’avérer être l’attaque… cependant l’aïkido a été sublimé par sa volonté d’être porteur d’un message de paix, en tentant de démontrer à l’attaquant, idéalement sans porter atteinte à son intégrité physique, l’inutilité de son acte belliqueux.

L’aïkido recherche l’harmonie, mais cette dernière n’est pas statique et ne signifie pas obligatoirement la paix.
Dans la conception orientale de l’harmonie, le chaos est harmonieux, car paradoxalement il y règne un équilibre dynamique.

L’aïkido est une recherche de l’harmonie dans le mouvement, à distinguer de l’harmonie dans le geste. L’aïkido ne cherche pas à être beau dans l’exécution, il n’y a pas de recherche du geste mais du mouvement pur ; recherche d’une efficience idéale, qui éventuellement peut s’avérer belle.

L’aïkido peut se pratiquer longtemps, si sont appliqués ses principes fondamentaux de santé et d’intégrités physique et psychique dus à sa propre personne, sans pour autant refuser de s’investir physiquement et mentalement dans l’action dynamique… et possiblement harmonieuse.

Où pratiquer ?

Au dojo municipal, situé face à l’Espace Jeune, accessible depuis l’avenue du Roussillon, où notre discipline est représenté par le Kenkyu Aïkido ; club affilié à la Fédération Française d’Aïkido Aïkibudo et Affinitaires (FFAAA).

Les cours sont dispensés par Georges Parmentier, ceinture noire 4ème dan, Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 2ème degré (BEES 2), enseignant depuis 1993.

Quand pratiquer et pour quel public ?

Les créneaux actuels sont : - lundi de 19H00 à 21H00,
                                             - mercredi de 19H00 à 20H30,
                                             - samedi de 10H00 à 12H00.

Les cours actuels sont proposés aux personnes âgés de 16 ans dans l’année en cours.

Comment se renseigner ?

Soit en venant directement à notre rencontre aux heures de cours, soit en téléphonant au président du club (Jérôme) au 06 10 07 39 17.

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